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 « Pssst... The subject came back, she haunts your nights with her vampire look. »

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Leela L. Williams
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Date d'inscription : 07/02/2013

MessageSujet: « Pssst... The subject came back, she haunts your nights with her vampire look. »    Jeu 7 Fév - 22:06



Leela L. Williams

« Ce que tu me fais subir ne me fait plus mal, il me fait souffrir en silence. »

Identité
Informations physiques
Nom : Lord Williams
Prénom : Leela, "Saranya "
Age : 16 ans
Pays d'origine : Inde, origines Américaines (et anglaises)
Rang social : Aristocrate déchue ?
Clan : Artémis
Pourquoi ce clan : La jeune fille n'aime pas cette guerre. Elle cherche encore de gens pour se cacher et se protéger, mais elle n'en trouve pas encore.
Personnage de l'avatar : Flaky, Happy Tree Friends
Couleur des yeux : Bleus d'origine, lentilles rouges.
Couleur des cheveux : A l'origine roux, mais elle se les aient teints en rouge.
Coupe de cheveux : cheveux lâchés avec frange, le plus souvent.
Poids : 45 kg
Taille : 1m57
Corpulence : Mince, la demoiselle a des formes bien féminines, une poitrine légèrement supérieure à celle des demoiselles de son âge, et de fines jambes. Elle est assez petite.

Description mentale



« Tu es assis, cela ne fait que trois semaines que tu es en classe. Tu ne l'avais pas encore remarqué, la petite fille aux cheveux rouges assise derrière toi. Elle te fixe, elle est craintive, sa peur est immense. Elle voulait être isolée, pourtant tu t'es mis devant elle. Elle ne voit pas ce qu'il y a écrit au tableau, mais elle n'ose pas te dire de te baisser. Dans les couloirs, alors que la sonnerie retentit, tu sors de la classe en soupirant aux cours à venir. C'est là que tu la remarque. La demoiselle est accroupie, dans un coin du couloirs, les larmes aux yeux, alors que trois garçons s'en vont en riant. Tu t'approches, tu lui demandes ce qui ne va pas ; elle te dit « Tout va bien. » Tu lui réponds qu'elle ment, car elle a pleuré. Tu lui demandes ce qu'on fait les trois garçons. Elle désigne sa bouche, son cou et met les bras croisés sur sa poitrine, en signe de défense. En effet, tu vois sur son cou des marques, des traces de suçons, presque noirs. Tu lui tends la main, elle la refuse et se relève. Hésitant, tu bredouilles son nom. Elle te corrige, et te dit que vous allez être en retard en cours, avec un léger sourire. C'est Leela qu'elle s'appelle. Elle a dit que ça se prononçait « Lila », à l'Américaine, sauf que d'autres l'appellent «Léla». Peut importe, tu l'appelles déjà Lila par ce que son accent asiatique en parlant anglais t'amuses. Vous entrez en cours de Maths, tu t'assoies près d'elle pour la questionner encore : c'est qu'elle a l'air intéressante, cette petite rouquine. Tu lui demande d'où elle vient ; elle te dit qu'elle est Indienne avec des origines américaines. La peur se lit dans sa voix, Leela te fixe avec méfiance, en sortant ses affaires. Peut importe qui ou quoi, tu as l'impression que tu es le prédateur et elle la souris. Elle le pense aussi. Tu la détailles un peu plus : des cheveux en batailles d'un rouge flash, des petits nœuds dans les cheveux, des yeux semblants avoir des lentilles de contact, une peau blanche, un pull marron lui descendant jusqu'aux hanches, un jean gris, des bottes marrons, un foulard qu'elle a mis avant d'entrer en cours, des boucles d'oreilles avec une perle blanche. Un visage fin, des formes presque parfaites. Tu la dépasses d'une tête en restant assis. En cours, elle a l'air très attentive, et essaye de faire de son mieux, apparemment. »


« Mais ce n'est que les apparences, désolée, rien de mieux que soi-même pour parler de soi-même. Enfin bon. Je dois me définir, comme dans chaque journal intime, non ...?

Je m'appelle Leela Lord Williams. Ne me demandez pas pourquoi, c'est comme ça, c'est tout. Je suis timide. Très timide. Je n'ose rien. Je ne parle presque pas. Je ne répond que le strict minimum. Pas plus, pas moins. J'ai peur sinon. Peur de quoi ? Vous le saurez plus tard, dans les pages à venir. Je suis extrêmement fragile. Nombre de fois où j'ai failli me suicider, tu sais ? Les gens, ça les amusent de me maltraiter... Pourtant, je leur ai rien fait. On me dit que je suis qu'une simple salope, une fille facile, une fille "bonne". Que je sers d'objet. C'est peut être vrai, je fais tellement parti de ceux qu'on ne voit pas, ou qu'on ne voit que quand on a besoin... Je ne cherche pas à être vue. Le moins possible. Bien que oui, j'ai des envies contradictoires, mais j'ai les cheveux rouges par ce que ma sœur ne veut pas qu'on se ressemble et ne voulait pas abîmer ses cheveux. Elle voulait pas non plus avoir les mêmes yeux que moi. Vous allez dire « Oh la soumise, elle fait ce que sa sœur lui dit ! » Ben oui je sais. Mais il suffit de quelques phrases d'elle à mon père pour que je retourne d'où je viens. Et je ne veux pas. Là bas, c'est l'enfer ... Mais le vrai enfer.Je veux fuir partout. Aller nulle part. Chercher une cachette où on me trouvera pas. Mais dans cette cachette je veux qu'on soit deux. Je veux que quelqu'un m'aide à sortir de ce cauchemar ; je peux pas. Je ne veux pas demander. Je n'ose pas dire non. Je n'ose pas dire les choses qui pourraient changer ma vie. Trop peur de ce qui peut arriver. Trop peur de l'avenir, alors je tourne en rond. Oui, qui n'ose rien n'a rien. Mais je veux juste qu'on m'oublie. J'aurais juste voulu être une souris qui puisse partir. Un papillon qui puisse voler. Un oiseau libre de grandir et de découvrir le monde sans avoir à douter du chemin à prendre. Dans la série défauts, tu trouveras aussi que je peux être jalouse. Oui, oui. Je hais, au fond de moi, que quelqu'un me quitte après sa nuit de plaisir, car je sais qu'il ne reviendra pas. Il ira batifoler avec des filles qui ont plus d'audace et de caractère. Des plus belles filles avec de plus grosses poitrines. Moi je suis apparemment qu'un point de départ. Un souffre-douleur, en somme. Je reste souvent seule, bien que j'ai le besoin permanent d'une présence féminine, sinon je ne me sens pas bien. J'ai l'impression d'être attaquée de partout. Ce qui est vrai, en fait. Les garçons me harcèlent le plus souvent, pour que je mettes une mini-jupe ou un décolleté. Quand je refuse, ou que j'essaie de refuser, ils me pointent leurs clopes sous le nez, je tousse, puis ils l'attrapent par les cheveux en me laissant un suçon. Ça fait trop mal ; mais la douleur n'est plus là. Je suis assez émotive, je pleure souvent. Aussi, certains se laissent berner par ma tête angélique et innocente. On me dit que je peux tout avoir grâce à mon corps. J'y arrive pas ; j'ai beaucoup de mal à mentir.

Quand tu me connais mieux, tu peux voir que parfois, mes yeux se plissent, et que je pète quelques boulons sur le mur, ou que j'essaie de me suicider. Je pleure souvent, je l'ai déjà dis. Je me sens victime de ce que je n'ai pas. Je n'ai pas confiance en moi, ça se voit. Rien qu'à ma posture, mes yeux vers le bas, toujours en train de me tortiller une mèche, les joues qui s'empourprent rapidement... Pleins de signes de faiblesses comme ça. En tout cas, je cherche l'affection, bien que je n'ai confiance qu'en très peu de personnes. Les gens me font tous peur. Je vois des méchants partout. C'est horrible !
Il faut bien sourire de temps en temps. Alors je souris vraiment à ceux avec qui je me sens bien. Ceux avec qui j'aime être par ce que je sais qu'ils ne me feront pas de mal. Je suis un peu naïve, c'est vrai, je l'avoue. Mais je sais être têtu et rancunière quand il le faut. Pas avec tous, c'est vrai. Je peux rire, avoir le sens de l'humour, bien que je n'aime pas mon rire. Voilà. Et oui, je me laisse faire dans les choses osées, bien que je n'en ai pas forcément envie. On ne me donne pas le choix, de toute façon. C'est soit ça, soit ça. Donc voilà. Je suis assez intelligente, on va dire pas trop bête. Je suis curieuse, loyale, et je ne parle pas beaucoup à part quand je suis en plein délire. Je ne tiens absolument pas l'alcool. Je ne fume pas, mais je ne proteste pas la fumée. Je suis pas du genre à me plaindre. Je ne cherche pas l'amour car je sais que chez moi c'est peine perdue.

Alors, pour finir, mes goûts. Je suis absolument fan du Nutella et de toutes les pâtes à tartiner du monde. J'adore manger en général. Je suis très gourmande, et je vous donne tout avec le sourire si vous me donner des Ferrero Rocher. J'aime les sucreries, mais je préfère les fruits et les fondues au chocolat. J'adore les haricots verts, les boulettes de viande et les escargots bien français. J'aime peindre et dessiner, ainsi qu'écrire. Aussi, j'adore la danse. Je me lâche totalement en dansant. Je chante, aussi, mais très discrètement car j'ai peur qu'on m'entende. Ma sœur m'avait dit un jour en se moquant que ma voix vibrait. Ben je m'en fiche, je serais pas chanteuse. »

Pages 1,2,3,4, Journal de Leela ❤️


Votre Histoire
Âge d'arrivée à l'Académie : 13 ans et demi.
Classe d'arrivée à l'Académie : Quatrième.
Âge d'entrée dans le Clan : Venus, 14 ans.

« Pour bien commencer, il faut savoir que les ancêtres de mon père étaient de riches colons d'Amérique. Ils étaient nés d'une haute Noblesse au Royaume Uni, et un de nos ancêtre fut nommé Lord. Il fit parti de ceux qui voulaient arranger les choses en Grande-Bretagne. Mais de ses nombreux avis contradictoires au Prince, naquit une passion insensée pour les Amériques. Il partit donc avec notre famille s'installer là-bas. Ce fut vers le New York de maintenant qu'il se posa. Il gagna son territoire en chassant les indiens, cultiva du Tabac, prit des Amerindiens en esclavage. Oui c'est pas bien. Mais tant pis. pendant la Guerre d'indépendance, iI fut nommé chef d'armées, et par la suite, il devint maire d'une colonie, avant de se lancer dans bon nombre d'autres choses politiques. Les années passaient, et les générations se succédaient. Jusqu'à arriver à l'époque de mon père, qui fut un ingénieur d'abord, puis chef d'une grand entreprise de voitures.

Mon père rencontra ma mère lors d'un de ses voyages commerciaux en Inde. Elle était la fille d'un chef d'entreprise très riche, venant d'une caste élevée. Bien sur, père s'y maria surtout pour l'argent, je pense. Mais ils s'aimèrent passionnément. Comme le voulait la tradition Indienne, les femmes mariées devaient aller habiter avec leur mari. Père fit construire une maison, un immense château, pour que ses enfants ne viennent pas les déranger. Ils sont partis vivre aux États-Unis après avoir donner naissance à des jumelles : elle et moi.

Nous avions vu le jour dans les bras de notre mère, comme la majorité des enfants, je crois. Allaitées une semaine par nos mère, puis accueillies par des nourrices, nous avons vite appris à vivre sans parents. Nous étions deux bébés se ressemblant comme deux gouttes d'eau, et peut importe où, on était toujours ensemble. L'une pleurait si l'autre était loin. Nous étions toutes deux rousses, nos yeux étaient d'un magnifique bleu océan. On peut dire que notre petite enfance s'est bien déroulée : on avait un palais, une quarantaine de gens à notre service, des jouets à volonté ... On voyait et on voit toujours nos parents une fois par an, à Noël. Ils viennent en costume, pas une tâche, nous regardaient toujours avec fierté et sévérité, comme si nous n'étions jamais assez bien pour eux. Les domestiques nous avaient toujours appris à les respecter, en nous disant que c'était Père et Mère.

Les premiers mots qu'on a dit c'est bien sur le prénom de l'autre. Mon premier mot c'était Esha, le nom de ma sœur. Ça voulait dire « désir ». Moi, Leela, mon nom voulait dire « divertissement, ou jeux divins ». Et dire que ça me suit comme une malédiction. On avait un caractère bien différent, toute les deux. J'étais plus timide qu'elle, je la suivais partout, je faisais ce qu'elle disait sans me rendre compte de sa supercherie constante. En effet, depuis qu'on sait marcher, je la suit partout, je fais tout pour qu'elle me remarque. Elle m'aime, je crois. Mais elle a toujours voulu être supérieur. Alors elle se faisait toujours bien voir. C'était toujours elle la mignonne gentille, moi j'étais la petite timide de derrière. Je n'ai jamais été jalouse. Je l'aimais trop pour ça. Plus maintenant.

À nos 4 ans, on nous avait déjà trouvé des surnoms Indiens, pas super gentils, en fait : Ishita et Saranya. « Supériorité et Soumise » rien de plus, rien de moins. Même si on se quittait pas, la différence de caractère était flagrante. Cinq ans, c'était pareil, bien que j'ai eu la bonne idée de montrer mes points verts à Père, et qu'il m'a félicité en m'offrant une poupée de porcelaine avec une robe de velours incrustée de diamants. Esha était pas contente. Pas contente du tout que je sois devenue la préférée de Père. Que Père lui dise de s'appliquer plus dans ce qu'elle faisait. Alors Esha l'a cassé. Elle a dit à Mère que c'était ma faute. Alors moi j'ai pleuré, et elle a fait croire que je jouais la comédie. Je commençais déjà à voir sa tête de peste s'agrandir. Pff. Je suis mal pour juger. Enfin bon. Ma sœur et moi, quand on avait sept ans, on faisait des paris pour savoir qui allait acheter le pain dans une rue au pif. Ça nous amusait. Chaque fois, une de nous deux allait dans une rue choisie par l'autre, elle allait demander à n'importe qui où elle pouvait trouver du pain, et si elle revenait avec une baguette ou des bonbons, elle avait gagné, sinon, elle avait perdu. Et ma sœur, elle avait choisi une rue un peu plus loin de chez nous que d'habitude.

Tout le monde savait, dans la ville de Delhi, que les Williams étaient riches ; je me suis aventurée seule, dans la soirée, dans une ruelle sombre et poussiéreuse. Ma sœur était cachée. Une ombre se glissa devant moi ; je tremblais, pour la première fois dans cette ville qui je croyais connaître comme ma poche. Une voix grave retentit...
« Que fais-tu ici, à cette heure petite ? Ça pourrait être dangereux. » Un autre s'approcha à ma gauche. « Oui, ça pourrait être dangereux. » puis encore un autre. « Hé, petite, c'est quoi ton prénom ? » Je baissais la tête, cherchant du regard un soutient de ma sœur, qui avait... Disparu de ma vue, en fait. Je bredouillais : « M-m-on n-nom c-c'est... C'-c'est... Lee-Leela.... » l'un m'arracha soudainement mon collier de perles d'Hawaii, en le mettant dans sa poche. Des larmes me montaient déjà aux yeux. « Leela ? Ça serait pas la petite Saranya des Williams ? » J'ai tenté d'afficher un sourire innocent : « O-oui... V-vous, vous pouvez vous écarter s'il-s'il vous plaît messieurs ...? » les trois éclatèrent d'un rire faux. « Tu veux du pain ?... Ou alors des bonbons ? Nous voudrions t'offrir quelque chose, quand même. » Et il m'embarquèrent dans un immeuble. J'entendais des bruits étranges, la porte se claqua. Quelque chose me rentra dans la bouche... Non ce n'était pas du pain. Il faisait noir, noir, noir... Un grand vide, une peur, des cris -mes cris-. C'est pendant je ne sais combien d'années ni de jours je suis rester perdue, trimballée partout, nulle part et surtout ailleurs. Je n'était rien, je le savais. Saranya pas contents, Leela content, jusqu'à ce qu'on oublie, simplement. Je m'étais persuadée que mon père me cherchait. C'était la seule chose sur laquelle je pouvais m'accrocher.Peut importe où j'étais, j'étais en Enfer. J'étais un objet. J'étais simplement devenue un être sans vie et sale.
Je ne savait plus qui j'étais. D'où je venais. Comment je m'appelais.

Ils m'ont fait revenir en Inde. Ils nous ont arrêté à la frontière. Ils m'ont trouvé... Deux hommes m'ont sortis d'un coin sombre, j'étais tachée de sang, nimbée de bleus, de cheveux longs et emmêlés. Je portais un T-shirt trop court et une jupe déchirée. Pieds nus. Mon contact avec la lumière du jour m'a fait fermé les yeux. Pendant de longues minutes j'étais restée immobile les yeux fermés, pour respirer l'air frai de l'Inde. J'étais sûre d'être dans mon pays. Je ne savais pas pourquoi. Un frisson me parcouru le corps lorsque je tombais à terre. Ils m'ont dit que j'étais dans un hôpital près de de Delhi. Chouette. Je me souviens encore de l'infirmière qui me soignait :
« C-Comment vous appelez-vous, Mlle ? » m'avait-t-elle demandé avec douceur, bien qu'absolument effrayée par le nombre d'ecchymoses sur mon corps. J'avais répondu, peu sûre de moi : « Je... Je... Je crois que je m'appelais ... Saranya... Euh... Non... Je-je ... Désolée... Vous deviez connaître ma sœur... C'est... Elle s'appelle ... Ishi... Non... Esha ! Oui ! ... C'est Esha ma sœur... Esha... Wi... Williams... » L'infirmière afficha un regard surpris, puis regarda si j'avais de la fièvre. Elle sortit en trombe, avant de discuter avec un médecin. Je n'ai rien entendu de leur conversation ; en tout cas ça parlait sûrement de ma famille. Un homme en blanc entra peu après. Je serrais les dents, reculant légèrement avec une expression craintive sur mon visage. Terrorisée, même. « Bonjour Sara. N'aie pas peur... Je connais ta famille, je pourrais te laisser les appeler, si tu veux. » Je n'y croyais pas. Non. J'avais trop peur. Je faisais non de la tête les larmes aux yeux. « Je m'appelle pas... Sara... Je... Je sais que je ne m'appelle pas Sara... N-non... Vous-vous vous... Trompez sûrement... » le médecin soupira, notant quelque chose sur son carnet, en laissant la place à l'infirmière de tout a l'heure. Elle était grande, métissée, brune avec un beau chignon. Elle avait l'air gentille. « Je ne te veux pas de mal, répéta-t-elle deux fois. Je veux seulement que tu me dise ce que tu as vécu. » je faisais non de la tête. Tout devenait noir dans mon cerveau, je pleurais. Elle passa une main dans mon dos, et je me raidis instantanément, tandis que je la repoussais en poussant un cri. Après cinq minutes de silence, je lui demandais en tremblant : « En-en quelle année on est... ? »La brune me répondit en 2006. Rapide calcul sur quand j'étais née. Puis voilà. Je regardais mes mains, qui n'avaient plus rien d'enfants. Je toisais mes seins qui avaient déjà bien commencé à pousser. Je voyais presque mes os sous la peau de mes cuisse. Un frisson me parcouru l'échine, puis je mis une main sur ma bouche. « 12 ans... J'ai... 11 ans... » L'infirmière sourit, voyant qu'il me restait un peu de mémoire. Elle partit peu après, me laissant seule dans une chambre blanche et jonchée de lumière...

Environs cinq jours sont passés. Je ne m'étais jamais sentie aussi bien que maintenant, je crois. Au chaud dans un lit, avec des repas sur un plateau, télé toute la journée... Jusqu'à ce qu'une autre infirmière que la Brune se pointe. « Vos parents et votre sœur vous rendront visite dans les jours à venir, Mlle Williams. » Aux anges. Mlle Williams. Rêverie enfantine. La première à venir, quelques jours plus tard, ce fut ma jumelle. Mon faux miroir, en fait. Nous étions deux opposés absolument totales, à présent. Elle était mince, pas très grande, habillée avec un jean slim, une tunique pleine de strass formant des dessins et un "Love", des bottines compensées noires, des bijoux, et un serre-tête incrusté d'or et de diamants. Quand elle me vit, elle resta figée une bonne minute, me détaillant comme si je venais d'un autre monde. On voyait un suçon bleu presque noir sur mon épaule. Dès qu'elle le vit, une expression de dégoût s'est lue. Elle avait l'air absolument dégoûtée d'avoir une sœur aussi "sale".
« Lee... Leela ...? Tu... Qu'est ce que... Mais c'est affreux ! » Le dégoût se lisait. L'hypocrisie aussi. Une servante entra derrière elle avec du linge. Elle aussi fut chamboulée. « Mlle Ishita ... Who... Who is i...she ?
- It's my old sister. Oh my God, she is ... Very slim ! »
Comme si je ne comprenais pas. Je la regardais d'un air blasé, tandis qu'elle m'offrait son beau sourire de peste.

« Sorry !! Yes ! Sorry ! Oh... Leela, tu es dans un sale état ! Comme je te plains ! Qu'est ce qui t'es arrivé, bon sang ! Père n'a rien voulu entendre, tu sais comment il est... Réunion par ci, réunion par là... Il m'a acheté ce Ma-gni-fi-que serre-tête en or et en diamants pour ma fête ! Il m'a aussi demandé de poser une petite marguerite dans ta chambre tout les mois. Elles ont du fanées ! , pouf , un rire. oh sinon, faut pas que tu te montre à Dady comme ça ! Faut savoir s'habiller ! Et regardes-moi ces Cheveux ! Teints-toi les en rouge, bon sang. Mets des lentilles à tes horribles petits yeux cernés et embués ! Je ne veux pas qu'on me dise qu'on se ressemble, voyons. Je ne te ressemble pas. »

Et c'est sur ces mots qu'elle partit, me laissant avec une servante qui avait suivi ses instructions à la lettre. Après mon rétablissement qui dura un mois environ, je me suis remise sur pieds. Encore quelques traces, mais ça allait. On était en Juin. J'avais les cheveux qui me descendaient jusqu'aux fesses ; une fois sortie de l'hôpital en tenue "convenable", la servante m'a emmené en limousine jusqu'au coiffeur. Teinture rouge foncée, cheveux en dégradés. En continuant notre course, on m'a emmener chez l'esthéticienne qui m'a fait les ongles, puis m'a maquillé. Voilà comment je me suis retrouvé avec une robe blanche avec des petits rubans rouges un peu partout, même un dans les cheveux. J'avais aussi des ballerines. On est arrivé au "palais".
Il n'avait pas changé, en cinq ans. Mon cœur battait fort, et quand je suis entrée ... Ma sœur descendait l'escalier avec un sourire vainqueur. Qu'avait-elle fait ? Je n'allais pas tarder à le savoir... Tous les invités se retournèrent en présence de ma sœur. Ils étaient une cinquantaine dans la salle, pourtant pas très serrés. Ma sœur avait un beau collier, une coiffure impeccable, une robe bleu en soie, des escarpins turquoises, et un bracelet splendide. Son égocentrisme l'avait sérieusement atteint, alors. Qu'est-ce qu'elle était prétentieuse ! Un homme mûre s'avança vers elle en déposant un baiser sur sa main. « Ma chère fille, unique et resplendissante. » Des applaudissements. Le vent de l'assemblée entière venait de le frigorifier. Mais bon sang, pourquoi ? Les têtes se tournèrent alors vers moi, avec une expression soit de dégoût, soit de pitié. Des chuchotements partout. Un sourire malicieux sur le visage de ma jumelle. Je sens mes joues rougir. Celle qui m'a sauvé la vie fut sûrement ma tante. Alors que je baissais la tête et que les larmes me montaient aux yeux, j'entendis des pas distingués s'approcher et les murmures s'atténuer. Une main me releva le menton, je croisais mes iris bleus avec celles de ce que je supposais être ma tante. « Ne pleures pas . » chuchota-t-elle, avant d'essuyer mes larmes avec un mouchoir. Elle me prit la main, et me conseilla de sourire. Ce que je dis poliment, m'avançant à travers la petite foule. « Nous la croyions perdue à jamais, commençant ma tante d'une voix bien forte ; et pourtant, elle est là. Vous la jugez car elle a survécu aux pires martyres ; cela ne fait pas d'elle quelqu'un de sale comme quelqu'un a voulu le faire croire, mais quelqu'un de courageuse. C'est la plus courageuse des enfants de notre famille. » les murmures recommencèrent, des voix fusèrent dans la salle. Ma tante disparut à travers la foule. « Ils l'ont touché ! » disaient certains, d'autres disaient globalement la même chose. Une voix tonitruante cria "stop" a travers la salle. « J'ai besoin de parler à la deuxième qui se proclame MA fille, sans preuve. » Ça sentait mauvais. Très mauvais. Seule devant lui, on entra dans une salle où je m'assois en face de lui.
« Es-tu vraiment celle qui se prétend être Leela Lord Williams ? Tu as les cheveux rouges.
-... Je le suis, Père... Ma sœur a donné l'ordre de me "remettre à neuf" pour cette invitation. Elle refusait qu'on se ressemble.
- C'est ce qu'elle m'a dit aussi. Qu'as-tu fait ces cinq dernières années ?
- Ils... Ils m'ont enlevé... Ils m'ont transporté... J'étais pour eux une marchandise... Un objet qu'ils n'arrivaient pas à vendre... » J'avais prononcé cette phrase avec une sorte de pseudo haine dans la voix.
« Je vois. Tu lui ressembles beaucoup. Ta mère n'a pas pu venir. Heureusement. Dieu sait que tu es victime des prédictions des Dieux. Nous allons t'envoyer dans un internat où tu seras élevée comme il se doit. » Il quitta la pièce. J'étais à la fois scandalisée et haineuse, puis surprise aussi. Il ne m'adressa plus la parole. Il demandait à un messager pour ça.

Les servantes faisaient tout pour ne pas me toucher. Jusqu'à ce que la décision soit accomplie... Un an et demi après. Un fossé s'était creusé entre moi et ma sœur. Une énorme fausse. Elle m'appelait Saranya avec une lueur de dégoût dans les yeux. Je ne l'aimais pas, c'était sur. J'avais même peur de l'emprise fulgurante qu'elle possédait sur moi. J'étais réellement ce que voulaient les Dieux ? Un simple objet ? Je ne croyais plus en rien, je n'avais même plus l'acharnement nécessaire pour me lever le matin.

Je me suis donc retrouvée à L'Académie ; j'avais treize ans. J'ai d'abord pas trop fait attention à ce qui se passait. Je me faisais petite, c'est tout. Jusqu'à ce que la Rumeur se répande comme une flammèche. On m'harcelait, on me violait. J'ai voulu que ça change. Comment ? Je ne sais pas. Je trouverai. »

Journal de Leena, p. 5 à 28.


Et toi, qui es-tu?
Prénom: Mouhahaha. Carla.
Pseudo: Hum... Kazuma, Leila83, ...
Âge: On ne demandera jamais son âge a une femme, voyons.
Comment es-tu arrivé ici? Fondaaaaa Very Happy
Des questions/suggestions? Nop.

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MessageSujet: Re: « Pssst... The subject came back, she haunts your nights with her vampire look. »    Sam 9 Fév - 20:10

Bon Miss, je vais pas faire le Tyran plus longtemps: je te valide et te mets ta couleur. Bienvenue chez les Artemis!
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MessageSujet: Re: « Pssst... The subject came back, she haunts your nights with her vampire look. »    Sam 9 Fév - 22:28

Merci ❤
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MessageSujet: Re: « Pssst... The subject came back, she haunts your nights with her vampire look. »    

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« Pssst... The subject came back, she haunts your nights with her vampire look. »

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