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 People never say "I love you", people just want to avoid you || FINISH

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MessageSujet: People never say "I love you", people just want to avoid you || FINISH   Sam 9 Fév - 0:58


Wong Zhao Hui

«Je ne peux plus prier, je ne peux plus attendre, il ne me reste qu'une chance.»

Identité
Informations physiques
Nom : Wong
Prénom : Zhao Hui
Age : 17 ans
Pays d'origine : Chine
Rang social : Classe moyenne
Clan : Narcisse
Pourquoi ce clan : «Souffrir de la haine est la meilleure façon de solidifier son cœur.»
Personnage de l'avatar : China/Hetalia
Couleur des yeux : Bruns foncés
Couleur des cheveux : Noirs
Coupe de cheveux : En queue de cheval avec quelques courtes mèches en guise de franche ou toupet.
Poids : 52 à 55 kg
Taille : 172 cm
Corpulence : Plus ou moins normale si l'on considère qu'il a toujours été maigre, même s'il s'empiffre (ça veut pas dire qu'il est faible oh)



I'm not a looser, I need time.
«J'en rêve encore. Non, je l'entends, je le ressens encore. Dans ces cas-là, je respire, me retire au plus profond de mon cœur et tente de chasser mes démons intérieurs. Je me dis que ce n'est qu'un cauchemar, que lorsque je serai devenu plus fort, tout ça s'arrêtera. Tout ce que j'ai cru voir s'estompera. Je fais de mon mieux pour me dire que ce n'est qu'une épreuve que je passe, pour devenir plus fort, pour être Le frère tant attendu. Je ne suis pas un lâche. J'ai juste besoin de temps. Oui, c'est ça, du temps. Seulement, j'en ai eu bien plus que ce que je pouvais demander. Mais quand l'aie-je utilisé? Jamais. Et s'il le faut, maintenant que je veux expier, si pour devenir fort je dois faire des sacrifices, alors l'histoire se retournera contre moi. Haïssez-moi, si cela me permettra de m'endurcir, haïssez-moi et je vous aimerez. C'est comme ça que je marche; c'est comme ça que je veux marcher. Je ne suis rien d'autre. Qu'une épave qui tente de s'amarrer.

Avant, j'avais lui. Au moins, je n'avais pas l'impression d'être tout seul dans mon histoire. Ou alors, quelqu'un qui me permettait d'être... plus libre. D'oublier pendant quelques instants ou d'apaiser ma douleur, mon amertume. La vie n'est qu'amère, alors je suppose que pour moi, ce n'est pas vraiment nouveau. J'ai l'impression qu'à chacun de mes pas, qu'à chacun de mes gestes, je me perds, ce n'est pas moi et la vie n'arrive pas à m'atteindre. Je ne suis pas dépressif, probablement juste désabusé. Que peut-on m'apprendre? J'ai pratiquement tout vu; la violence, la torture, l'indifférence - je l'ai vécue, l'humiliation, les remontrances et réprimandes... la mort. J'ai tout vu, et je suis resté coi. Je n'avais même pas bougé le petit doigt, j'étais resté sage, calme comme si la scène ne me touchait pas. Aie-je vraiment été lâche? Aie-je vraiment failli au rôle qu'il m'a été accordé. Il me le répétait sans cesse, que je devais agir. Moi, je ne sais pas, mais il semble que je ne l'aie jamais écouté. Sinon, je ne serais pas aussi distant, aussi froid et sans doute, aurais-je pu obtenir plus de verve que ce que je possède déjà. Et qu'est-ce que je possède? Sinon mon silence, mon retrait, mon insensibilité. On pourrait me jeter des pierres, je crois que ça ne me ferait rien. C'est bien moins pire de ressentir la douleur physique, que de la voir. C'est ce que je crois. Parce que moi, personne ne m'a jamais touché. On touchait les autres sous mes yeux, ceux qui en valaient la peine. Jamais on n'a cherché à m'atteindre. On ne veut pas avoir à faire avec les gens inertes, inexistants, pas même pour les brutaliser.

Au final, entre lui et moi, ça n'aurait pas dû être moi l'aîné. Je n'en mérite pas le titre. Je ne mérite que le mépris, celui que j'aurais dû avoir quand le moment s'était présenté. Il n'est plus là et moi, j'ai l'impression que mon corps n'est que poupée de chiffon. Rien ne m'étonne, rien ne me fait rire, j'agis en secret, sans que personne ne me remarque et personne ne cherche à me remarquer. Suis-je Prince? Oui, mais uniquement parce qu'Antony l'était. Parce que Kimi m'a accepté. Je n'ai pas l'étoffe d'un Prince, j'ai trop perdu mon temps. On dirait que malgré mes efforts, il m'échappe d'entre les mains, il coule comme s'il s'agissait de mon liquide vital et j'ai beau refermer encore et encore mes doigts, le temps s'échappe à travers les fentes les plus infime et à la fin, je n'en aurai pas assez pour souffler. Comme je ne l'ai pas pris pour m'affirmer. Même si je ne suis pas un être apte à être considéré comme une personne, il y a bien quelque chose qui m'attache. Eaven. Si tu étais si précieux pour Antony, tu le seras aussi pour moi. Je ne ferai pas la même erreur. Juste pour toi, s'il le faut, j'agirai. Parce que pour moi aussi tu es précieux. Parce qu'il ne me reste que toi, tu maintiens le mince fil de ma vie. Parce qu'Antony t'aurais défendu, s'il avait encore été là. Et Antony, il est le seul que m'aie montré à vivre. Je l'admire et peut-être que comme toi, j'ai l'impression d'avoir été coupé de mon attache. Et dans la jungle sauvage, je me perds. Je suis faible, je suis lâche, je veux changer. Mais je n'ai rien de mieux à faire que d'agir derrière vous. Et à ce stade, je ne suis que votre ombre. Ou l'ombre de votre ombre. Ce que vous ne voyez pas à vrai dire.

J'ai tous les problèmes de la terre. Parce que je ne fais pas attention à moi, comment pourrais-je si n'ai même pas été capable de faire attention à ma famille, je tombe souvent sans connaissance. Anémie, Hypoglycémie, ça ne m'aide pas vraiment. Je suppose que c'est ma sentence. J'ai déjà poussé les portes de la reddition, je n'ai plus à m'opposer. Et je ne fais rien pour m'aider. Mon corps, mon cœur, mon esprit, ils n'en valent pas la peine. Je suis déjà fatigué. Harassé. Être Prince ne signifie pas être à la tête. J'en suis bien content. Je préfère qu'on me guide, je préfère être celui qui obéit. Je n'ai nullement les capacités d'être une grande personne. Mon échec fraternel le prouve à chaque seconde qui passe, à chacune d'entre elles qui bouffent ma vie, qui la racourcient de jour en jour. Et peut-être qu'au fond, je n'attend que ça, que les secondent en aient enfin fini avec ce qui me tien lieu de vie. Ou alors, elle me donnera la chance de me racheter. Quand ce sera fait, je suppose que je pourrai retourner chez moi. Je ne sais même plus ce qu'est "chez moi" ni même ce que signifie le "moi". Je ne suis qu'absence. Vide. Mei...»


Plus que jamais, je veux me sentir vivant.
Âge d'arrivée à l'Académie : 14 ans
Classe d'arrivée à l'Académie : 4ème
Âge d'entrée dans le Clan : 15 ans

«Juste quatre. Et c'est bien assez pour perdre les seuls mots que j'avais acquis de ma langue. Ou presque, Ange et Mei n'ont pas perdu notre langue. Moi, c'est comme si je ne l'avais jamais apprise. Comme si je ne faisais pas partie de ma famille. Je ne me rappelle plus de grand chose. La Chine est devenue tellement vague à mes yeux. J'ai encore quelques images, mais je n'arrive jamais à les rendre plus précises. Elles sont si floues que parfois je me demande si je ne les ai pas inventées pour me rendre intéressant devant ceux qui ont l'amabilité de m'aborder. Père a fait faillite, mère ne veut plus de notre pays et on l'a quitté. Je ne sais même pas si ça me fait quelque chose. Contrairement à Ange. Il aimerait retourner là-bas, il en a marre d'être ici je crois. Son patriotisme est très fort et parfois, les gens nous confondent. On pense souvent qu'il est le grand frère, pour son physique et son mental. Il est tout le contraire de moi. Les gens l'aiment, viennent le voir et il s'affiche. Oh, il n'es nullement prétentieux, il est le genre de personne qu'on voudrait suivre. Quelqu'un qui agit sans attendre, qui prend toujours des décisions que les autres approuvent. C'est un protecteur dans l'âme. L'aîné en vérité, c'est lui. C'est lui qui nous protégeait, qui parlait pour nous, qui s'interposait. Moi je regardais et ne faisais rien. Peut-être parce que je ne voulais pas rajouter mon graind de sel, puisque celui de mon frère était déjà sur place. Quand on a quitté la Chine, on ignorait ce qui se passerait, nos yeux de bambins découvraient à peine le monde. On avait tant de choses à voir. Je ne me rappelle plus du vol, ni de notre arrivée. Tout avait été si vite à mes yeux. Ou était-ce moi qui n'était pas allé au rythme naturel de la vie?

J'avais quatre ans, j'étais, de par la naissance seulement, l'aîné, un rôle important. Celui du protecteur, celui qui devait agir pour sa famille en l'absence des géniteurs. Je n'en avais pas encore conscience, tout était si paisible à ce moment.

Le débarquement, l'installation, la nouvelle vie, mon regard innocent en retient quelques bribes infimes et mon esprit n'arrive pas à se souvenir de la première voisine. C'est en arrivant que j'ai pris conscience, comme si ma vie, mes souvenirs commençaient à ce moment. La première année a été normale. Quelques événements, anecdotes par-ci et par-là, contrairement à ce que je pus croire à cette âge, l'intégration a été rapide. Apprendre la langue n'était pas sorcier, probablement parce que j'avais l'âge de l'apprentissage, où le cerveau s'éveille. À chaque fois qu'on finissait l'école, Tian et moi allions chercher Mei et ensemble, on jouait avec les cousins et les voisins. À cet instant, je n'étais pas aussi mou, j'avais une certaine sociabilité qui me permettait de me faire accepter et les enfants me posait souvent des questions sur mes origines. Je trouvais ça hilarant, les immigrants étaient comme des animaux. Ils étaient intriguants. Tian était toujours le meneur dans nos jeux. C'était lui qui proposait, nous on suivait. J'avais toujours Mei dans les bras parce que Tian bougeait partout et ne faisait que gesticuler. Il ne tenait jamais en place, il avait toujours une idée nouvelle, une idée "extra" comme il avait appris à dire et on embarquait dans ses propostions sans hésiter. Tout le monde connaissait Tian, tout le monde jouait avec lui, tout le monde voulait être son ami. On était toujours ensemble et à chaque fois, je me tenais derrière lui et peut-être était-ce pour cela qu'on m'approchait. Parce qu'on me connaissait comme Le grand Frère de Tian Shi Wong. Et les enfants trouvaient ça classe. Évidemment, tout ce qui attrayait mon frère était classe. Même moi, mais pour des raisons différentes. Cette popularité ne me dérangeait pas. Dans mon coin, je m'occupais de Mei comme il se doit, nos parents souvent absents en raison du travail. Je ne suis pas allé plus loin que le changement de couche, la nourriture et les contines. Si nous devions mettre une famille dans une famille, je serais la mère, Tian le père et Mei notre fille. Ça m'allait comme ça et jamais je n'ai protesté, j'étais le petit chien suiveur.

Et puis deux ans après, c'est fou comme les ans passent vite mais qu'on a l'impression que ça en valait bien trois, l'une de nos tantes, la plus proche a quitté le frère de père. Mère n'a pas voulu nous dire les raisons. J'avais six ans, Tian en avait cinq et Mei en avait trois. On était sans doute trop jeune. Tian voulait ab-so-lu-ment savoir. Mère nous a expliqué que l'amour ne marchait plus entre Oncle Wong et Tante Jiang. S'ils restaient ensemble, leurs enfants seraient les victimes. Puis elle a dit à Tian que s'il continuait à poser des questions, elle allait le donner en pâté pour Bouddha. Tian a tout de suite arrêté. Et Tante Jiang est partie, avec ma cousine et son frère. Ça m'a rendu triste. Sue était tellement gentille. Quand j'étais dans mon coin, elle venait toujours me voir, ça me rendait heureux. Et les autres pouvaient bien s'agglutiner autour de Tian, moi au moins, j'avais eu Sue. J'avais eu parce que maintenant, je ne l'ai plus. Pendant un temps ça m'a fait mal au cœur et j'en perdais le peu d'appétit que j'avais. Maman me forçait à manger avec un entonnoir ou j'allais mourir d'inanition. Ça a bien vite passé par contre, j'avais des tas de choses à voir alors avec les visites dans des zoos, dans des parcs, l'école, je n'y ai plus pensé. Même si parfois son visage ovale, délicat, me revient encore en tête.

Mais ce départ n'était que la chute de l'épée de Damoclès. Tout a déboulé, tout a dérapé et personne n'a rien pu faire. Pas même Tian qui d'habitude fait tout. Père et mère ont été entravés par le travail. La promotion est une puissante adversaire qui rend aveugle les gens. Plus rien ne compte, juste l'argent et les raisons que l'on trouve pour les enfants, c'est que cet argent leur servira pour les nourrir, les vêtir et les aimer. Aimer. Je ne pense que pas que père y ait pensé lorsqu'il a eu sa promotion. Nos géniteurs n'avaient plus de temps pour nous, Tian avait beau leur clamer haut et fort que ça pouvait aller, ils nous ont quand même placer sous la surveillance de Oncle Wong afin de s'assurer qu'il n'y aurait rien. Surtout parce que Mei était encore bien jeune. Maintenant que j'y repense, j'aurais préféré être gardé par un dromadaire ou un chien enragé. Il ne nous arriverait rien? Ça été tout le contraire. Et Mei a payé à notre place, parce que je n'ai même pas eu le courage, la force, la volonté de bouger. Suis-je le frère aîné je vous le répète? Rien d'autre qu'une erreur. Quand j'étais dans le ventre de ma mère, j'ai dû, inconsciemment, empêcher Tian de naître avant moi. Parce que ce qu'il s'est passé pendant ces quatre ans d'horreur, de traumatisme et de lâcheté, jamais je ne pourrai l'oublier. On dirait que toutes ces années ne me lâcheront plus, je les vois à chaque jour comme si elles avaient été comprimées en une journée avant que je ne me réveille.

Quand nos parents nous ont laissés chez Oncle Wong, nous avons été contents au départ, on avait promis de ne pas parler de Tante Jiang. Mais même si on en avait parlé, je pense que ça n'aurait rien changer. Parce que Mei a subi. Père et mère n'étaient plus là. Il n'y avait plus que nous, Oncle Wong... et l'alcool. Tant d'alcool, tant... tant... tant. Elle s'est mise à disparaître et les coups se sont mis à pleuvoir par la suite. Mei était si jeune, serait-ce les premières vraies images qu'elle aurait du monde? Tian l'a découvert et s'est mis à crier. Il protégeait Mei, l'entourait de ses bras et menaçait notre Oncle. Lui, il ne s'en est jamais pris à Tian et moi. Pourqoi? Je l'ignore mais j'aurais aimé que ce soit le cas. Peut-être pas à Tian, non, jamais. Mais à moi. Tian agissait comme à l'accoutumée... alors que moi, quand j'ai vu la scène, quand j'ai vu les bleus sacrément bleus, ses lèvres saigantes, et ce sang qui s'échappait de quelques endroits, quand j'ai vu ce petit corps meurtri, je n'ai rien fait. Je ne savais pas quoi faire...! J'ai paniqué; à ma façon. Je n'ai pas pu bougé, je la voyais souffrir, je la voyais hurler, pleurer, supplier, se débattre et lui la battre, la traiter comme s'il ne s'agissait que de bétail. Il n'aurait manqué que le fer à blanc et Mei aurait représenté la vache ne méritant que l'abattoir. Mais je ne savais pas. Qu'est-ce que j'aurais pu faire? J'étais l'aîné, je devais protéger et pourtant, je n'ai pas agi. J'étais statue de cire dans le décor. Traumatisme? Faiblesse? Peur? Mais Tian était là, c'était peut-être pour ça. Il avait toujours été là. Alors moi je n'avais pas besoin de faire quoi que ce soit et encore une fois, quand Mei devait se présenter devant son bourreau, j'étais le spectateur et lui le sauveur. Même s'il ne pouvait pas arrêter tous les coups, il faisait de son mieux pour la protéger de toutes ses forces. Ça l'a tellement marqué, il ne pensait qu'à elle et en à peine un an, il n'y avait plus que l'agressivité en lui. Il était sur ses gardes, séchait les cours pour rester avec Mei.

C'est devenu un spectacle tellement constant, que de jour en jour, ça ne s'arrêtait jamais. Entre Tian et moi, c'est devenu horrible. Il m'accusait de chose que je n'avais pas fait. Justement. Il voulait que j'agisse, il me regardait toujours quand Mei subissait et moi je faisait semblant d'être concentré sur mes études... quelle bêtise. Au début, je croyais que père et mère s'en rendraient compte tout de suite. Ça n'a jamais été le cas et Tian empirait de jour en jour. Tout se détériorait. Mei ne voulait pas en parler et moi, j'avais peur que si je l'abordais, elle me regarde aussi accusatrice que Tian. Il y a eu plusieurs plaintes à propos de mon frère et je le voyais dans la cour, se battre, donner des coups et en recevoir. Et plus personne ne me regardait. J'étais devenu fantômatique, dans les gestes et la parole. Tian était devenu agressif parce qu'il n'avait que Mei en tête et celle-ci n'était plus qu'une proie qui ne voyait que la peur. Tout ça en quatre ans.

Quatre ans.

De malheurs, de terreurs, d'horreurs...

D'inactivité, de faiblesser... de couardise.

Et c'est arrivé. Juste à la fin et d'un certaine façon, c'est ça qui a fait cesser la guerre. C'est ça qui, comme le débarquement de Normandie, a ramené une certaine paix. Paix précaire et négative. Oncle Wong avait trop bu. Tian s'était encore battu et revenu de l'école encore plus dangereux qu'avant. Il ne me regardait plus, ne me parlait plus et même si on revenait ensemble, ça se voyait qu'il résistait à l'envie de me renier chaque jour. Mei était encore plus faible et Oncle Wong a levé une fois de trop ses poings. Le vase a débordé, l'eau contenue s'est étalée et comme le Big Bang, Tian a éclaté. Il s'est jeté sur notre Oncle, il avait les yeux exorbités, la haine sur le visage et les poings encore plus évocateurs que ceux du bourreau de Mei. Il n'en pouvait plus, quatre ans à tout garder, à tout faire pour protéger. Il voulait en finir, aucun doute. Et c'est en criant qu'il a frappé Oncle Wong avant qu'il ne frappe encore Mei qui n'avait même plus la force de gémir. C'était pire qu'une poupée de chiffon. Et ce qui s'est passé ensuite... je ne veux pas le raconter. Ça... ne se dit pas avec des mots. Il y a des images qui ne peuvent être comprises uniquement par les témoins. Et ces images sont de celles-là. Je ne veux pas les décrire, je ne veux pas les raconter. Parce qu'à son âge, c'est impossible. Parce que normalement, ça n'aurait pas dû arriver. Et si seulement la normalité pouvait exister...

J'ai tout vu, le sang, l'arme, la folie. J'ai tout entendu, les cris, la vengeance, la douleur, l'indifférence. Et je le vois et l'entends encore, quand je suis seul, quand je dors, ce qui veut dire pratiquement tout le temps. Je me réveille en hurlant, j'ai chaud, j'ai des goûtes de sueur et je n'arrive plus à dormir la nuit. Ça me coupe l'appétit, je ne supporte plus la vue des objets coupants et ça me rend agressif, j'ai l'impression que moi ausi je craque à ce moment. Mais je suis toujours en retard. J'en perds le souffle, j'ai la tête qui tourne et je me perds. Mais je ne veux pas qu'on m'aide. Je mérite de vivre avec cette sentence. C'est moi qui ait été le plus cruel. C'est moi le meurtrier. Parce que si j'avais posé un geste, Tian n'aurait rien fait. C'est moi le responsable.

Et oncle Wong est mort. Et Tian pouvait enfin souffler. Et Mei qui ne s'était pas encore réveillée. Et moi... qui avait tout vu. Quand elle, la voisine d'en face, est entrée parce qu'elle avait entendu les hurlements, elle a elle-même hurlé. Tian s'en fichait. Les polices sont arrivées, tout s'est rapidement enchaîné. Ou alors c'est ainsi que l'a décrypté mon esprit. Père et mère n'ont rien pu dire. Ils n'ont rien compris parce qu'eux, ils n'ont rien vu. Tian a été jugé comme étant le meurtrier. J'aurais tant voulu dire que ce n'était pas lui, que c'était moi. Mais qui m'aurait cru, c'était mon frère qui tenait l'arme, c'était lui qui avait le sang sur ses mains. Mei a enfin été sous les soins de mes parents. Trop tard, elle allait en garder des sequelles importantes, je me demande même si elle parviendrait à pardonner à père et mère leur ignorance. Et moi, me pardonerrait-elle jamais? Sans doute. Et maintenant que pour nos parents il n'y a plus que Mei, je suis encore plus inexistant. J'ai demandé un transfert, je l'ai eu. Un transfert loin d'eux, loin de ce qui aurait dû être ma famille.

J'ai été transféré à l'Académie. Ce qui se passe là-bas, ce n'est pas vraiment de mon ressort. Mais il y a quelque chose qui m'a intéressait. Eux. Ils n'ont pas l'air tellement apprécié. Parce qu'ils sont fourbes? Je pense que si je pouvais me joindre à eux, je pourrais peut-être expier. Pourquoi? Parce que si je n'ai pu haïr au bon moment, parce que si je n'ai pas été capable de faire quelque chose, alors me faire haïr ne fera que me renforcer. Je ne veux plus rester sage. Je ne veux plus être témoin. Et puis, il y avait lui lorsque je suis arrivé. Il n'était pas nouveau mais je n'ai pas pu m'empêcher de le regarder comme un grand héro. Il ressemblait à Tian avant. Antony avait tout pour plaire. Charismatique et tellement sûr de lui. Je l'ai admiré quand on a fait une mission ensemble. Je l'admirerai sans doute pour l'éternité, parce que j'aurais tant aimé lui ressembler. Quand j'ai rencontré Eaven, quand je me suis lié d'amitié avec Antony, quand Eaven est en même temps devenu un ami, quand j'ai appris ce qu'il subissait, j'ai pris ma décision. Un trio. Eaven était devenu l'amant d'Antony. Ça ne m'a rien fait, au contraire, ainsi, ma décision était encore plus ferme. Et elle est devenue si ancrée en moi au départ d'Antony que je ne vis plus que pour ça. Je ne vis que protéger Eaven. C'est tout et rien d'autre. Si Antony le faisait, je le ferai et je n'aurai que ça en tête. Parce qu'Eaven est tout. Et si je le perds aussi, alors même une épave sera plus vivante que moi. Si je suis devenu Prince, c'est justement parce qu'Antony l'était et parce que je dois protéger Eaven. Il est ma raison d'être... je n'ai plus que lui. Un peu comme s'il s'agissait de Mei... comme si on me donnait une dernière chance de ne plus ouvrir la porte de la reddition. Eaven est ma dernière chance. Après, il ne me restera plus rien. Je n'ai plus le temps de sombrer, ni d'attendre. J'agirai pour lui.

Parce qu'il ne me reste plus qu'une attache. Et c'est la plus mince de celles qui me maintiennent en vie.»


Et toi, qui es-tu?
Prénom: Camy
Pseudo: Crevette
Âge: Pouip!
Comment es-tu arrivé ici? Partenariat
Des questions/suggestions? Un p'tit cake?



Dernière édition par Zhao Hui Wong le Sam 9 Fév - 22:19, édité 5 fois
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MessageSujet: Re: People never say "I love you", people just want to avoid you || FINISH   Sam 9 Fév - 17:01

Bienvenue sur Lost Innocence!

En espérant que tu te plaises sur le forum.
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MessageSujet: Re: People never say "I love you", people just want to avoid you || FINISH   Sam 9 Fév - 17:08

Merkici à toi. o/
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MessageSujet: Re: People never say "I love you", people just want to avoid you || FINISH   Sam 9 Fév - 22:38

Je vais finir par vouer un culte à votre région vous savez? Non passons, le personnage est ok, l'histoire, la description: je valide! (courage pour veiller sur Eaven, vu son caractère)


Te voici Prince Narcisse
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MessageSujet: Re: People never say "I love you", people just want to avoid you || FINISH   Sam 9 Fév - 22:51

Bienvenue ! ... Mon Eaven .... Mon Eaven .... Q.Q Touche pas ... XD

_________________
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MessageSujet: Re: People never say "I love you", people just want to avoid you || FINISH   Dim 10 Fév - 13:26

Tien j'avais pas vu. xD

HUHUHUHUHUHUHUHUHU! xD
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MessageSujet: Re: People never say "I love you", people just want to avoid you || FINISH   

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People never say "I love you", people just want to avoid you || FINISH

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