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 Sarah Cohen

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Sarah Cohen
Kerta
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Date d'inscription : 06/06/2012
Localisation : Le plus éloigné possible de ton champ de vision.

MessageSujet: Sarah Cohen   Sam 16 Juin - 20:23

Identité
Informations Physiques

Nom : Cohen
Prénom : Sarah
Age : 16 ans
Pays d'origine : Israël
Rang social : Classe moyenne
Profession :Etudiante
Clan : Kerta
Pourquoi ce clan : Elle déteste les hommes qui usent de leur force, en profitant de la faiblesse des autres. Elle veut aider du mieux qu’elle puisse ceux à qui elle tient, et ce clan est ce qui peut le lui permettre.

Personnage de l'avatar : Aucune idée ^^’
Couleur des yeux : Gris
Couleur des cheveux : Noir
Coupe de cheveux : Cheveux longs qui lui arrivent en bas du dos, et une mèche qui a tendance à lui barrer les yeux.
Poids : 63 kg
Taille : 1,73 m
Corpulence : Normale


Descriptions


Caractère


Si vous demandez à l’Académie qui est Sarah Cohen, suivant la personne sur qui vous tomberez, vous aurez droit à trois descriptions différentes.

Pour les élèves dits « normaux », qui n’auront pas cherché à lui nuire d’une quelconque manière, Sarah Cohen est inconnue au bataillon. Ou alors on se rappelle vaguement une fille discrète, qui semble souvent perdue dans ses pensées. Une fille assez distante en fait. Il faut dire qu’elle n’est pas du genre à montrer ses émotions et à dire ses pensées, préférant garder le tout pour elle. Elle ne se mélange pas aux autres, mais n’est pas pour autant introvertie. Si on va vers elle pour lui parler, elle vous répondra. Certes, ses réponses seront au début très courtes, vagues et sans grandes valeurs, mais si vous persistez, vous réussirez sans doute à gagner sa confiance. Ce qui nous mène à la deuxième vision que l’on peut avoir de Sarah.

En effet, après avoir appris à connaitre et apprécier une personne, Sarah sera beaucoup plus enclin à s’ouvrir à cette dernière. Elle sera même tentée de vous taquiner. Elle aime être entourée de ceux qu’elle aime, rigoler avec eux, passer du temps à leurs côtés. Pour rien au monde, elle ne chamboulerait ces instants si précieux à ses yeux. Elle en arrivera au point de vouloir (sur)protéger les personnes concernée. Elle fera en sorte que rien n’arrive, quitte à se mettre elle-même en danger. Elle n’apporte que très peu de valeur à sa personne, ne se considérant qu’étant utile pour aider ceux qui en ont besoin. Selon Sarah, elle n’a pas besoin d’être protégée : elle préfère se débrouiller seule, et ne repose sur personne.

D’ailleurs, on en vient au troisième aperçu que l’on peut avoir d’elle. Cette dernière, seuls les garçons pourront le donner. La description qu’ils font d’elle, c’est une fille qui étrangement, déteste qu’on la touche, d’une quelconque manière. Que ce soit l’effleurer, la bousculer ou la prendre dans ses bras, elle s’écartera de suite, prise de tremblements, de mots de tête ou de nausées. Par contre, si c’est un de ses protégés que vous touchez (à entendre, chercher à faire du mal à cette personne), vous la mettrez tout simplement hors d’elle, et elle se montrera alors extrêmement violente, à la limite de l’instoppable.

Personne encore n’a trouvé de moyen de la calmer dans ces moments. La plupart du temps, elle se raisonne d’elle-même, mais parfois, elle le fait un peu trop tard, et son opposant se retrouve alors sans vie. Mais, rassurez vous, elle n’est pas souvent dans cet état, car quand on s’attaque à elle, elle se contente de répondre avec la même violence. Elle a en effet pour principe de ne jamais s’attaquer aux plus faibles, de les défendre d’ailleurs, et de n’attaquer qu’en réponse à une agression. Si on la laisse tranquille, alors on ignore tout de sa violence.

Physique


Contrairement à ce que l’on pourrait croire d’une Kerta, Sarah est plutôt fine et élancée. Elle n’a que peu de muscles apparents, mais ils lui suffisent bien assez pour l’utilisation qu’elle en fait. Elle a toujours sur elle de toute manière deux lames, juste histoire de se sentir à l’aise et en sécurité.

Si on met de côté le contexte Académie, et qu’on se contente de la décrire vraiment physiquement, alors on reste dans le basique. Sarah est un peu plus grande que la moyenne, mais rien de bien extraordinaire non plus. Elle a de longs cheveux noirs qu’elle ne coupe quasiment jamais, par ce qu’elle a la flemme et ne voit pas à quoi bon pourrait lui servir de changer de coupe de cheveux. Pour ce qui est de ses yeux, ils sont gris, et n’expriment que très peu de ses émotions. Et pourtant, elle a toujours eu l’impression que dès qu’on la regardait droit dans les yeux, ces derniers la trahissaient, laissant transparaitre ses pensées du moment. D’où peut être ce qui explique qu’elle ait tendance à regarder ailleurs, comme perdue dans ses pensées.

Sinon, niveau vestimentaire, la jeune fille reste plutôt simple. L’extravagance, très peu pour elle, alors oubliez les couleurs flashy et les accessoires en folie pour elle. Ses couleurs de prédilections sont donc le gris et le noir, et le seul bijou qu’elle porte est un collier qui appartenait à sa mère, et qu’elle garde donc toujours avec elle.

La jeune fille ne porte pas beaucoup d’attention à son apparence, n’étant pas très « féminine ». Elle préfère en effet porter des vêtements confortables à son goût, ce qui veut dire qu’il sera extrêmement rare de la voir en jupe ou en robe. Surtout qu’elle évite de trop montrer son corps, de peut d’attirer l’attention des garçons. Elle ne veut surtout pas attiser leur curiosité, et préfère tout mettre en œuvre pour les garder le plus loin possible d’elle. Alors pourquoi perdre du temps à s’apprêter et à se faire belle, si on ne veut ou peut pas s’exhiber aux regards ?

Histoire


Informations

Âge d'arrivée à l'Académie : 15 ans et demi
Classe d'arrivée à l'Académie : Classe de 2nd
Âge d'entrée dans le Clan : 15 ans 3/4

Passé


Sarah. Etymologie : princesse (hébreu).


Ce prénom, c’est le père de Sarah qui le lui choisit à la naissance. Déjà, à peine née, il montrait une énorme affection pour sa fille. C’était son plus grand trésor, sa plus grande fierté, et rien n’aurait pu lui faire plus plaisir que d’être aimé en retour par cette personne qui lui était si chère. C’est pourquoi, tous les jours, il lui disait à quel point il tenait à elle, lui montrant son amour paternel, et tentant tout son possible pour la combler autant qu’il le pouvait. Sa princesse fut toujours la plus belle, la plus douce, la plus merveilleuse des filles. Il ne cessait de la complimenter et de vanter ses qualités chaque fois qu’il était amené à parler d’elle.

Et pourtant, aussi étonnant que ça puisse paraitre, Sarah ne faisait jamais de caprices. Elle avait beau être gâtée, on ne pouvait dire qu’elle était « pourrie » gâtée. Elle aimait ses parents, et être avec eux lui convenait bien assez. Le seul hic, c’était cet amour démesuré de la part de son père. Elle ne se plaignait pas d’être aimée, loin de là, juste qu’elle avait l’impression d’étouffer parfois. C’est pourquoi, elle aimait parfois être seule avec sa mère. Etre entra filles, parler tranquillement, rigoler de rien, c’étaient des moments agréables pour Sarah. Et pourtant, son père voyait ça d’un très mauvais œil…

Sarah put grandir sereinement, comblée par sa famille aimante, et entourée d’amis à l’école. Elle attirait quelques garçons, mais elle n’avait aucune envie de penser à ce genre de chose, pas tout de suite en tout cas. Et pourtant, sans vouloir le vivre, elle était intriguée par tout ce qui était amour et qui tournait autour. Elle en parlait donc avec ses amies, mais surtout, avec sa mère. Seulement, un jour, le père surprit leur conversation. Sarah était gênée, sa mère, elle, en avait rit, et la soirée c’était finit normalement. Seulement, quand le lendemain, Sarah alla vers sa mère pour lui parler, cette dernière sembla différente. Elle avait l’air de vouloir l’éviter. Sarah pensa que ce n’était qu’un mauvais jour pour la mère, et qu’elles pourraient reparler plus tard…

Or, depuis ce jour, la vie de famille bascula. Son père se montrait de plus en plus oppressant, lui posant constamment des questions, surveillant les amis qu’elle avait, l’interdisant de sortir avec des garçons, même s’ils n’étaient que des amis. Mais le plus étrange, c’était sa mère, qui ne voulait plus être seule avec elle, ne lui adressant même plus la parole du tout. Et cette situation, elle blessait Sarah, énormément. Qu’avait elle pu faire pour la mettre dans cet état ? La réponse lui vint un soir, alors qu’elle n’arrivait pas à dormir. Elle voulut descendre pour prendre un verre de lait, la bonne vieille méthode qu’on nous sort à chaque fois, mais elle ne put se résoudre à descendre de la dernière marche. Quelque chose l’en empêcha. Plus précisément, quelqu’un. Elle pouvait entendre deux personnes dans le salon, en plus de la télé allumée. Ces deux personnes ne parlaient pas. Elles ne se disputaient pas non plus. En fait, l’une était soumise à l’autre, recevant des coups en essayant de faire le moins de bruits possibles, le tortionnaire l’accusant d’être irresponsable et de ne pas avoir joué son rôle correctement, celui de mère.

Sarah fut témoin pour la première fois de ce genre de scène à l’âge de 13 ans. Ce jour là, elle fut dans l’incapacité d’agir, de produire le moindre son. Tout ce qu’elle put faire, c’était assister à la scène, en pleurant en silence, et en cherchant à comprendre ce qu’il se passait sous ce toit qu’ils partageaient. Au final, elle tenta de se raisonner, en essayant de se convaincre que ce n’était que la première et dernière fois que ça arrivait, que parfois, ça pouvait arriver dans des couples d’être dans un excès de rage, mais que ça n’avait pas très grande signification. Sarah changea pourtant son regard sur sa famille, faisant attention aux moindres détails. Et c’est ainsi qu’elle pu remarquer que sa mère portait toujours des manches et des pantalons, quel que soit le temps, qu’elle évitait son regard, et semblait faire extrêmement attention à ses faits et gestes en présence du père. Ce dernier, quant à lui, n’apportait aucune attention à sa femme, se contentant de contempler sa fille, tout sourire, aimant comme jamais.

La jeune fille tenta d’en parler une fois avec sa mère. Une seule fois. Cette dernière l’avait fait taire, tentant d’expliquer qu’en tous les cas, ce n’était pas de sa faute, que c’était un problème entre adulte, et qu’une jeune fille comme elle ne devrait pas s’inquiéter de la sorte. Et pourtant, Sarah en pouvait faire autrement. Les blessures de sa mère ne semblaient pas disparaitre. Pire, elles avaient l’air de se multiplier au fil des jours. Et malgré le sentiment d’impuissance qui l’envahissait, elle ne pouvait se résoudre à agir dans le dos de son père. Peut être n’était ce qu’une mauvaise période à passer ! Il ne pouvait être si horrible, vu qu’il l’aimait elle. Sans doute se calmerait-il un soir. Elle l’espérait du moins. C’est pourquoi, tous les soirs, elle feignait d’aller se coucher, pour surveiller par la suite les agissements de son père. Et ce dernier ne sembla pas arrêter. Au contraire. Il continuait à persécuter sa femme, la blâmant toujours plus pour sa simple existence.

Etre chez soit devenait un vrai enfer. Elle cherchait donc à passer le plus de temps possible loin de chez elle, avec ses amis, pour tenter d’oublier ses soucis familiaux. La plupart étaient au courant, mais elle leur avait fait promettre de n’en parler à personne, et surtout pas en sa présence. Elle voulait desserrer cet étau qui la compressait au niveau du cœur. Et c’est dans ce moment de faiblesse qu’un ami lui vint en aide. Il l’aida à passer le temps, à ne plus penser à rien, l’emmenant dans tout type d’endroit. Un soir, il l’emmena chez lui. Quoi de mieux que de jouer aux jeux vidéos, tranquillement posé, avant de devoir affronter la vie de famille ? Oui, si seulement ils avaient joués… Ce soir là, ils étaient plusieurs dans le salon. Elle était la seule fille, mais ça faisait maintenant plusieurs soirs que ça se passait comme ça. Et puis, c’étaient des amis, alors pourquoi s’inquiéter ? La suite, elle se déroula très vite. Sans que Sarah puisse faire quoi que ce soit.

L’ami, à qui appartenait la maison, l’avait d’un coup attrapée par le bras, et commençait à l’emmener de force dans sa chambre. Alors que la jeune fille demandait des explications, les autres garçons répliquèrent en rigolant qu’elle aurait ce qu’elle méritait, que c’était ce qu’elle voulait de toute manière, et que jouer à la fille innocente serait inutile, puisqu’ils savaient qu’elle aimait ça. Sarah ne comprenait pas de quoi il parlait, pensant d’abord que c’était un jeu. Mais quand il la poussa violemment contre son lit, verrouillant derrière lui la porte, le « ça » prit alors toute sa signification. Et « ça » lui fit mal. « Ça » la brisa. Quand il eu finit, il se contenta de lui esquisser un sourire, avant d’aller rejoindre les autres.

Sarah était totalement perdue, oppressée et détruite. Quand elle rentra chez elle ce soir là, sa mère se remit à la regarder. Son père ne s’énerva pas contre la mère. Tous deux essayèrent de comprendre ce qu’il lui était arrivé, pour qu’elle soit dans cet état. Elle ne put parler, et se contenta de pleurer. Pour la première fois depuis bien longtemps, ils étaient à nouveau une famille. Mais pour en arriver là, il aura fallut qu’elle souffre ainsi. Sa vie se bouscula alors pour la seconde fois. Cette fois ci, la vie de famille était redevenue comme avant, sans coups donnés ou subis, sans ignorance. A part qu’elle ne souriait plus comme avant, ne rigolait plus, et ne parlait plus. Du moins, rien ne la concernait dans ce qu’elle disait. Ce comportement, elle l’avait également adopté à l’école. Elle était à présent totalement renfermée, ne se mélangeant plus aux autres, et prise de crise de panique, ou de nausées dès qu’un garçon l’approchait de trop.

Cette situation dura quelques mois. Elle avait réussi, grâce au soutien de sa mère, à reprendre un peu confiance en elle. Elle prit d’ailleurs des cours de self défense et d’art martiaux, afin de pouvoir gagner en force et en sérénité. Mais, malgré ses efforts, elle ne put combattre sa peur des hommes. Et ça empira même, le jour où son père se remit à frapper la mère. Cette fois, c’était par qu’elle s’accaparait Sarah. Il était persuadé qu’elle tentait de la lui prendre. Il était cette fois ci beaucoup plus violent que les premières fois, sans doute parce qu’il se sentait impuissant face à souffrance de sa fille. Sarah ne put rester sans agir, et tenta de raisonner son père. Ce dernier la poussa violemment, avant de s’acharner encore plus sur la mère. La jeune fille courra dans la cuisine, y prit un couteau et revint dans le salon, menaçant son père de le poignarder s’il ne s’arrêtait pas de suite.

Elle n’eut pas besoin de se répéter deux fois. Il s’était arrêté de lui-même d’ailleurs. Mais ce n’étaient ni la menace du couteau, ni la demande de sa fille qui l’avaient stoppé. C’était le fait qu’il venait d’ôter la vie de sa femme. Elle gisait, face contre terre, du sang se rependant lentement sur le sol. Le père ne sembla pas plus dérangé que ça. Il se contenta de se tourner vers sa fille, et, avec un grand sourire, la « rassura » en lui disant de ne pas s’inquiéter, qu’il nettoiera lui-même le sang. A force de fixer sa mère, choquée, bouleversée, elle se mit alors à perdre le contrôle d’elle-même. Comment avait il pu ? Comment avait il osé ? Qui était il pour faire ça ? Pourquoi… Pourquoi n’avait elle rien fait pour venir en aide à sa mère ? Pourquoi être restée sans rien dire, éloignée du problème ? Elle cru devenir folle, et se mit alors à frapper son père, à l’aide du couteau.

Une fois qu’elle revint à ses sens, le mal était fait. Quand elle remarqua son père au sol, elle n’eu pas les mêmes sentiments que lorsqu’elle avait vu sa mère. Cette fois ci, elle ressentait simplement du dégoût pour cet homme, et tous ceux de son espèce. Et puis de la haine aussi. Contre elle-même. Pour ne rien avoir fait plus tôt. Elle se promit alors de toujours défendre les plus faibles, de faire en sorte que cette situation ne se reproduise plus. De protéger ceux qu’elle aime. Sa détermination nouvelle, cette quête qu’elle s’octroyait, fut sans doute ce qui la sauva de la folie. Et puis, pour son père, la justice en vint à dire que ce devait être un acte d’auto défense, que le père avait très certainement perdu les pédales ce soir là, et avait voulut s’en prendre à sa famille. Une part y était vraie. L’autre beaucoup moins, voire pas du tout en fait. Mais la justice avait tranché ainsi, alors pourquoi la contredire ? Et puis, ça permettait à Sarah de recommencer à zéro. De renaître.

La jeune fille fut alors baladée de familles d’accueils en familles d’accueils, ne tenant que quelques semaines dans chaque, à cause de son passé et de son problème pour avoir confiance, mais surtout parce qu’elle en était venue à envoyer à l’hôpital certains petits amis, maris, amants ou père qui battaient leurs petites amies, femmes ou leurs enfants. Jamais elle n’eu de problème pour ça, la peur d’avoir à nouveau affaire avec Sarah faisant effet, ou la honte d’avouer ses méfaits, ou tout simplement d’avoir été battu par une gamine. Enfin, quand on dit pas de problème, on sous entend avec la justice, parce que les familles d’accueil prirent peur d’elle. On commença à croire que cette enfant n’était que malheur et qu’elle trainait cette malchance derrière elle. Elle craqua donc, et décida de se débrouiller par elle-même, quitte à vivre dans la rue, au moins, ici, on ne lui prendrait pas la tête.

Et pourtant, elle n’eu pas besoin d’aller aussi loin. Elle rencontre en effet une jeune femme qui voulut la prendre sous son aile, et s’occuper d’elle. Aussi étrange que ça puisse paraitre, Sarah se laissa embarquer. La personne dégageait en effet une aura identique à celle de sa mère. Elle ne pouvait donc se résoudre à la rejeter, elle en avait besoin. Elle devint d’ailleurs comme une drogue : Sarah avait besoin de sa dose de réconfort et de soutien. Rien qu’être dans la même salle lui permettait de récupérer, de se sentir un peu mieux. Elle avait l’impression de retrouver un peu de sa mère en elle. Cette inconnue prit alors une grande place dans son cœur. Le seul problème, c’était qu’elle ne vivait pas seule.

Elle avait un compagnon, et ce dernier ne cessait de vouloir essayer de sympathiser avec Sarah malgré le dégoût qu’elle affichait. Il prenait ça pour un jeu, ayant l’impression que la jeune fille était l’équivalent d’un chat errant récupéré sur le trottoir, et qui était sauvage, prête à griffer ou mordre. Il faut dire que ce n’était pas très loin de la vérité. Mais Sarah ne pouvait s’empêcher de se méfier de lui. Un garçon aimable, sociable, souriant peut il vraiment être également honnête et « gentil » ? Non. Définitivement, ça cache quelque chose de louche. Et son secret, il ne mit pas longtemps à émerger. C’est tout bête, mais il trompait sa petite amie. On peut se dire alors que ce n’est rien d’extraordinaire, que ça arrive souvent, que c’est juste un salopard parmi tant d’autres, fin de l’histoire. Et bien… Le souci, c’est que s’étant prise d’affection pour sa logeuse, Sarah ne put supporter de la voir souffrir ainsi. Du coup, elle perdit le contrôle d’elle-même, et commença à frapper le gars.

On ne sait pas vraiment ce qui la stoppa, mais le jeune homme s’en sortit assez bien, avec juste des dents en moins, une double facture d’une jambe, une du bras droit, et d’énormes hématomes dispatchés un peu partout sur son corps. Il n’y eu pas de suite à cette affaire, le garçon ayant très certainement peur de revoir Sarah en mode furie. Et pourtant, Sarah fut punie pour son acte. Pas par la justice, mais pire encore : par la personne qu’elle affectionnait tant. L’équivalent de sa mère, désemparée par ce qu’elle venait de voir, prit alors une décision importante. Elle allait l’envoyée à l’Académie, un établissement avec dortoir où, plongée dans un univers stable, entourée de personnes de son âge sans histoire, elle pourrait retrouver un équilibre parfait et reprendre confiance, en soit, et en les autres.

Sarah prit cette nouvelle comme un coup de poignard. La blessure mit d’ailleurs du temps à cicatriser. Mais elle n’en voulut aucunement à son ex-logeuse, comprenant que vivre avec elle, ce ne devait pas être du luxe. Elle n’eut d’ailleurs plus aucune nouvelle d’elle, ou de son (ex ?) petit ami, même si venant de ce dernier, ce n’était pas étonnant et indispensable. A son arrivée à l’Académie, elle crut bon de chercher à se fondre dans la masse, à oublier son passé, et recommencer, une nouvelle fois, à zéro.

Cependant, en 6 mois, des choses se sont passées à l’Académie pour Sarah ! A peine était elle arrivée, qu’elle vit une fille se faire frapper par un gars. Répondant à son principe d’aider les plus faibles, elle se mit à se battre avec le garçon en question. Le problème, c’était que la fille n’était pas la seule à se faire martyriser ainsi. En effet, une guerre était présente dans l’établissement. Au début, Sarah voulut l’ignorer, et vivre sa vie étudiante tranquillement. Mais à force de voir des balèzes s’en prendre aux plus faibles, elle craqua, et commença à prendre leur défense dès qu’elle le pouvait. C’est ainsi qu’elle fut remarquée et enrôlée par les Kerta. Au début, la jeune fille n’en voyait pas l’intérêt, mais très vite, elle découvrit en ce groupe une sorte de nouvelle famille. Et puis, de faire partis de ce groupe lui permettait d’avoir un petit peu de notoriété, et d’en calmer ainsi plus d’un, sans avoir même à user de ses poings.

A présent, elle vit sa vie tranquillement, mais en prenant soin de ses protéger. Vous y touchez, vous ne pourrez plus marcher pendant quelques temps. Après, si vous la laissez rêvasser, il n’y aura aucun souci de cohabitation. Juste, n’attendez pas d’elle qu’elle vous apporte de l’attention et qu’elle vous déballe sa vie. Pour ça, il faudra gagner sa confiance. Et ça, c’est pas gagné.


Dernière édition par Sarah Cohen le Dim 6 Jan - 17:52, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Sarah Cohen   Dim 17 Juin - 15:30

Hallo Demoiselle

J' ai le Plaisir de t' appendre que tu es officiellement validée, signe juste le règlement sil te plais, et ce sera bon.

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Sarah Cohen

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